mardi 22 février 2011

Cuisine et boissons Jordanie

Cuisine
Pas très variée, ni vraiment originale par rapport à celle des pays voisins. Et pour cause : les plats les plus courants servis en Jordanie sont largement influencés par les cuisines égyptienne, libanaise et turque.
- L'aliment de base est le pain arabe (khobz, ou pita), en général excellent, surtout s'il est chaud. Il est toujours rond, sous forme de galette, mais on trouve plusieurs tailles et plusieurs parfums.
- Le mezze : ce sont des entrées froides ou chaudes, d'origine libanaise, présentées dans différentes coupelles : houmous (purée de pois chiches à l'huile d'olive), taboulé, foul (fèves à l'ail, assaisonnées d'huile et citron), baba ghanouge (caviar d'aubergines), et encore labneh (sorte de crème épaisse), kubé (boulette de viande au blé concassé), etc.
- Autre entrée courante, qui constitue presque un repas : les falafels, croquettes de pois chiches légèrement épicées puis frites, généralement servies dans du pain, avec différentes salades.
- Les carnivores devront faire face à un cruel dilemme... de quoi devenir végétariens. C'est simple : mouton (ou agneau) ou poulet. On le sert la plupart du temps sous forme de brochettes : les fameux chich kebabs. Quant au poulet, il est servi grillé par moitiés (mais petites) ou en brochettes (chich taouk). On trouve parfois du bœuf. Pas de porc, bien sûr.
- Pour changer : on trouve bien sûr du poisson sur la côte (Aqaba), en fonction des arrivages de pêche. On le sert frit ou grillé. Cher.
- Les légumes verts sont assez rares. La garniture la plus courante est le riz, mais les frites (French fries) ont conquis les restos.
- Au dessert ou plus exactement au goûter : mille et une sortes de baklawas, ces petites douceurs nappées de miel qui engendrent les rondeurs... Variantes : avec noix, pistaches, amandes, etc.
Spécialités jordaniennes
- Chawarma : pain fourré au mouton (cuit à la broche) ou au poulet grillé, additionné d'oignons et de tomates et nappé d'une sauce blanche. Très populaire, c'est le sandwich local.
- Kefta : viande de mouton ou de bœuf hachée, mélangée à des oignons et du persil. On y ajoute soit des tomates et des pommes de terre, soit du tahineh (huile de sésame) avant de mettre le plat au four.
- Gallayeh : plat chaud à base de tomates, oignons, ail, poulet (ou mouton), parfois des piments.
- Maglouba : le mot signifie « à l’envers » (on vous le dira souvent à l’envers : upside down). On fait cuire le poulet dans une marmite, puis les légumes (souvent des pommes de terre) et le riz. Ensuite, on retourne le tout. La « Tatin arabe », en quelque sorte !
- Mensaf : c'est le plat de fête jordanien, hérité des Bédouins. Il se présente sous forme d'une grosse platée de riz couverte de pignons de pin, auquel on ajoute des morceaux d'agneau (ou de poulet) mijotés en ragoût, le tout arrosé d'une étonnante sauce blanchâtre (genre yaourt chaud) à base de lait de chèvre et de graisse.
- Mouloukhiyé : sorte d’épinard amers et gluants, cuisinés avec de la viande. Très bon, malgré les apparences.
- Musakhan : galette de pain recouverte de poulet et d’oignons cuits à l’huile d’olive, saupoudrée d’épices.
- Sayadiya : poisson entier servi avec du riz parsemé de pignons, accompagné d’une sauce à base d’huile d’olive et d’oignons.
- Mahshi wara-q'inab : feuilles de vigne enveloppant riz, viande hachée et épices. Se préparent surtout dans les familles avec le kusa mahshi, des courgettes farcies. Un délice !
- Mujaddara : à base de lentilles, de riz et d’oignons grillés, servi avec une salede de tomates. Se mange surtout en hiver. On le trouve parfois au resto.
Boissons
- Eau : éviter l'eau du robinet, de bien mauvaise qualité dans les villes du Nord. Le pays produit sa propre eau minérale, tout à fait correcte, grâce à la présence de sources.
- Jus de fruits : vendus dans les échoppes de rue. Attrayants avec leurs belles couleurs, mais pas toujours terribles et souvent additionnés d'eau du robinet (voir commentaires ci-dessus). Préférer les sodas.
- Sahlab : les Jordaniens en boivent l'hiver, surtout en période de ramadan. Il s'agit d'une boisson assez épaisse, sucrée, à base de lait, additionnée de maïzena locale et servie chaude. Elle est saupoudrée soit de noix de coco, soit de pistaches. C'est excellent et ça cale son homme.
- Café (kawa) : boisson très appréciée des Jordaniens, le café est préparé à la turque et servi dans des tasses minuscules. Ne le remuez pas et buvez-le à petites gorgées pour ne pas vous retrouver avec le marc dans la bouche. Il est généralement sucré à l'avance : précisez si vous le voulez bien sucré, moyennement sucré ou sans sucre (ce qui donne en arabe : helou, wasad ou bidoun suker). On y ajoute de la cardamome.
- Thé (chaï) : c'est la vraie boisson nationale. On vous en offrira tout le temps, généralement sans arrière-pensée, car la tradition l'exige. Le thé traditionnel est préparé avec beaucoup de sucre. Il est parfois additionné de seïj (sauge), une herbe qui lui donne un goût amer.
- Vin : la plupart des vins jordaniens proviennent en fait de Palestine. Ce sont les moins chers dans les restos. Mieux vaut éviter les vins importés. On trouve aussi parfois du vin local : Eagle et Haddad. L'Abbaye de Latroun et surtout Château font un peu plus frémir le palais.
- Bière : le pays brasse sa propre bière (sous licence hollandaise), l'Amstel. Et depuis peu, la Farida, disponible à des degrés différents (Farida 1, 2 et 3). Attention, quand on demande une bouteille, on vous en apporte généralement une grande (75 cl) !
- Autres alcools : le whisky et l'arak (boisson reine), sorte d'anisette proche de l'ouzo. Pas mauvais du tout, mais faire gaffe : malgré l'eau et les glaçons, ça soûle vite ! Une bonne marque est l'Arak Haddad, que l'on trouve dans les petites épiceries à un prix dérisoire. Mais les meilleures viennent sans conteste du Liban. Il s'agit de l'Arak Gantous et Touma.
- Au restaurant : hormis dans les villes chrétiennes (comme Madaba), seuls les restos chic servent de l'alcool.
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